« L’enfant en structure petite enfance. Temps d’accueils : au pluriel ?»
Par c meyer heine lefevre • 12 fév, 2009 • Catégorie: Contribution des psychomot's •« L’enfant en structure petite enfance.
Temps d’accueils : au pluriel ?»
Accueillir : accepter, agréer, recueillir, traiter, réceptionner, héberger…
Du latin « colligere » : rassembler.
Il s’agit d’une attitude qui implique l’ouverture, la tolérance, la sensibilité envers autrui.
Une prise de conscience de l’autre dans sa globalité, une reconnaissance et un respect de son individualité, de sa différence, de ses besoins et désirs. Une disposition respectueuse et favorable à l’égard de l’autre.
Montrer de l’intérêt, se préoccuper, s’informer des habitudes, traditions, et valeurs de la personne qui se présente.
Écouter. Soigner.
Cette attitude fait appel à des capacités de réception, d’attention, d’intérêt et même d’assentiment.
Accueillir l’autre :c’est un regard ouvert ; C’est faire preuve de « l’écoute sensible » décrite par René Barbier.
« L’écoute sensible reconnaît la personne dans son être : dans sa qualité d’homme complexe doté d’une liberté et d’une imagination créatrice avant même de la situer dans l’environnement social, familial, professionnel, qui peuvent l’avoir figée dans des représentations, des perceptions, des actions données » M. Arino.
Il s’agit d’une ouverture « totale » à l’autre. Une ouverture, préambule à tout début d’approche de la personne.Une acceptation de la rencontre à autrui, un oui.
« Seule une ouverture inconditionnelle dans l’instant, à chaque instant, peut permettre une écoute profonde et sensible »P. Bouchez.
Il s’agit d’un écouter-voir qui s’appuie sur l’empathie ; Une empathie généralisée à tout ce qui vit et à tout ce qui est ».
Ce terme « empathie » utilisé pour la première fois, par R.Vischer pour « ressenti de l’intérieur », est repris par Carl Rogers : « L’empathie consiste à saisir avec autant d’exactitude que possible les références internes et les composantes émotionnelles d’une autre personne et à les comprendre comme si l’on était cette autre personne. »
Une certaine ambiguïté existe dans ces propos car se mettre à la place de, ne permet pas de le comprendre.
Toute fois, l’empathie peut se rapprocher de l’écoute sensible, dans l’idée de compréhension, d’acceptation, d’ouverture.
L’objet (étude, recherche), ou la personne vers qui cette écoute s’ouvre, implique une notion, une implication psychoaffective : le désir. Pourtant, « La question du sentiment n’est ni d’ordre psychologique, ni social. Elle est ontologique. Le sentiment est une forme subtile de la conscience éveillée»[1]
Accueillir physiquement, corporellement, mais également, affectivement et avec contenance, accueillir cognitivement et intellectuellement, et encore en fonction et en connaissance ou reconnaissance de nos milieux sociologiques, culturels et religieux. Accueillir dans notre multiplicité, et dans toutes les diversités.
« L’écoute sensible, une grande importance est donnée aux cinq sens ».
R. Barbier
Accueillir de tout notre être sensoriel ces jeunes enfants qui ne connaissent encore que le sensoriel.
« L’homme est d’abord un être sentant et il devient un être pensant. [2]
En effet, dès la naissance, le nourrisson discrimine parfaitement les sons, et les odeurs.
Des études menées par De Casper et Fifer (1980)[3], démontrent qu’un nouveau-né distingue la voix de sa mère des autres voix féminines étrangères, dès l’âge de trois jour.
Les expériences de Schaal (1986), de leur côté, mettent en avant la capacité des nouveau-nés à discriminer les odeurs maternelles de celles d’autres personnes, et également à montrer des préférences sur l’origine corporelle de ces odeurs (cou, poitrine…).
Le nourrisson est un être tout de sensibilité. Son corps est entièrement recouvert de l’organe sensoriel du toucher: la peau. Le tout petit est réceptif, et attentif à tous les stimuli tactiles. La manière dont son corps est effleuré, caressé, porté, l’incite à des réponses corporelles. Le bébé comprend et est réactif à notre langage corporel avec le sien ; il y réagit par des tensions-relaches corporels, émotionnels … Il s’agit du langage tonico-émotionnel ; base du travail de Julian De Ajuriaguerra[4]. Ce tonus, langage pré-verbal s’enracine en nous et devient support d’empathie et de relation.
Que le professionnel qui accueille, soit dans l’ouverture sensorielle de lui-même et de l’autre, qu’il ait conscience du « tout parle », et est reçu comme langage par l’enfant.
Qu’il sache s’interroger sur sa capacité à accueillir, au jour le jour, à chaque instant, car son corps est langage que l’enfant perçoit et comprend.
Dans cette optique, l’idéal ne serait-il pas une « écoute sensible » de soi, en préambule à tout rapport avec l’autre (parent, enfant mais aussi collègues…)?
Un « Travail lié à l’association d’un regard particulier posé sur le corps, l’émotion, en étant vigilant à rester neutre de toutes influences critique ou religieuse, mais toujours avec un regard de bienveillance pour soi » J.P. Faure[5]
Grâce à la connaissance de soi, la reconnaissance et l’écoute de ses propres besoins, analyser comment répondre à la demande d’accueil.
Trouver les ressources en soi, pour se retrouver en empathie, et en attitude d’acceptation et à la « bonne distance ». Se ménager un « temps » intérieur, une introspection, pour évaluer ses capacités à écouter, à respecter, à communiquer, et à pouvoir s’ouvrir.
M’appuyant sur l’expérience professionnelle acquise au sein de plusieurs structures d’accueil petite enfance: les quatre crèches de l’association Solidarité-Enfant-Sida, une pouponnière à caractère sanitaire et social, deux crèches parentales, et plusieurs crèches d’entreprise, je m’interroge sur la reconnaissance :
de l’importance de l’accueil en rapport avec la séparation qu’il sous tend
de la multiplicité des temps d’accueils en collectivité.
Une meilleure connaissance et reconnaissance de ceux-ci, pourraient permettre une amélioration qualitative de l’accueil des enfants : de l’écoute, du soin et du respect de leurs rythmes et de leur individualité.
L’accueil est associé à l’idée de la séparation : séparation avec le monde extérieur à la structure (pour les adultes que pour les enfants) : repères spatiaux, temporels, affectifs, cognitifs différents.
L’accueil est avant tout « pluriel ».
Les temps d’accueils, en structure pour jeunes enfants, sont multiples et diffèrent en fonction de l’intervenant, de la personne considérée au moment du temps d’accueil.
Chaque personne qui gravite autour de l’enfant, ainsi que ce dernier, est soumise à un accueil différent, existant ou nié, moment qui inévitablement à des répercussions sur l’accueil de tout petit.
Il existe :
Les temps d’accueils de l’équipe :
Il est rare de s’intéresser à la manière dont les professionnel(le) s sont reçu chaque matin sur leur lieu de travail. Comment s’organise le temps de « rassemblement » ; Y a-t-il un temps de recueillement, d’échange entre les membres du personnel avant que chacun ne rejoigne sa « section » ?
Il semble que le temps de rassemblements du matin se fasse dans les vestiaires. Il est rapide car chacun prévoit au plus juste, afin d’arriver et de prendre ses fonctions en peu de temps.
Les échanges laisse peu de place à un véritable échange ; Peu d’écoute vraie.
Le personnel de cuisine, de lingerie est-il considéré, accueilli par le restant de l’équipe ?
Le directeur n’est-il que salué de loin ?
Serait-il possible d’imaginer arriver plus tôt, pour avoir le temps de mettre de côté les soucis personnels, les désagréments du transport, et accorder ses « tempo » en vu de l’accueil des enfants ? Un temps pour faire le « vide », puis quelques instants de partage, pour comprendre où se trouve chacun ; un temps d’écoute.
Un temps reconnu, autorisé et souhaité, dans un espace défini, pour tous : du directeur à la lingère, un moment de « communion », un moment de reconnaissance les uns des autres.
Quel accueil pour le personnel « exceptionnel » est-il prévu ? Intervenant extérieurs : psychologue, psychomotricien, pédiatre, artiste musicien, conteur…
L’accueil de l’équipe, lorsqu’il est réalisé pleinement, permet à chacun des membres, de se sentir garant de cette équipe car élément à part entière de celle-ci. Par l’écoute, le respect de chacun, la reconnaissance de son individualité de ses besoins, on reconnaît l’autre, lui réaffirme son appartenance à la structure et lui confirme son statut.
Concentrant son attention sur les fondamentaux : le corps, l’espace et le temps ; Le professionnel se réaffirme positivement et concrètement et physiquement dans les lieux et les temps.
Les temps d’accueils de la professionnelle présente sur la section
À la prise de fonction du poste, une transmission écrite par la professionnelle de fin de journée de la veille, fait office d’accueil. Quelques lignes à direction professionnelle, parfois quelques mots supplémentaires de bienvenue pour cette nouvelle journée.
Lors de l’arrivée de la deuxième professionnelle, qui l’accueillera ? Comment lui montre-t-on de l’intérêt ? Comment remarque-t-on son arrivée ? Comment intègre-t-elle l’équipe et le groupe d’enfant ?
Quel temps pour cet accueil ?
Les temps d’accueils de la « famille »
En lien avec la relation, qui est mise en place lors des premières rencontres avec l’enfant et sa famille (période d’adaptation), les échanges nécessitent plus ou moins « d’écoute », d’empathie.
Ces temps (le matin ou le soir), souvent écourtés par des parents pressés, sont importants : c’est alors que se font les transmissions, et les propos sur les soins pour l’enfant, sur ses habitudes, ses besoins, ses intérêts qui évoluent.
Les moments d’échanges avec la famille de l’enfant sont trop rares et trop rapides, alors qu’une relation de confiance, de qualité, de bienveillance et de sincérité sont nécessaires entre les adultes, pour permettrent à l’enfant de se projeter dans cet espace « autre », d’y grandir et d’y prendre plaisir car il s’agira d’un lieu pleinement accepté par les parents.
Ces moments devraient pouvoir être prolongés, reconnus.
Pour le bien-être des enfants dans la structure, ne pourrait- on aménager l’espace afin qu’il induise l’accueil du parent ?
Ne pourrait-on lui proposer de s’asseoir, de s’allonger sur un tapis, pour raconter la nuit passée. L’accueillir, lui permettre de se joindre à l’activité en cours, lui faire une place physiquement, afin qu’il puisse prendre son temps, s’il le souhaite. Que le parent voit l’acceptation.
Les temps d’accueils pour l’enfant
Tout accueil implique une séparation.
Toute séparation donne à s’interroger sur les premiers mois de vie du nourrisson, et sur les premières séparations vécues avec la mère (ou substitut maternel).
Les travaux sur la séparation, notamment ceux menés par Spitz, font état des réactions du tout petit face à l’absence de sa mère. Sans nous intéresser aux séparations longues (de plusieurs mois) et aux pathologies graves qui peuvent en résulter (dépression infantile, marasme), l’angoisse du 8° mois : angoisse de l’étranger, représente une réaction normale de l’enfant qui prend conscience de l’absence de sa mère.
« Quand tout se passe bien, l’intériorisation de la fonction maternelle permet à l’enfant de se séparer sans se sentir menacé. L’absence reste tolérable, si elle ne dure pas trop longtemps et favorise par l’utilisation de l’objet transitionnel, elle rend possible un accompagnement par la propre pensée de l’enfant »[6].
La séparation, pour être satisfaisante, appelle plusieurs conditions : de retrouver une sécurité physique, affective, de soin, et de ses besoins ; Un respect de son individualité et de sa personne dans sa globalité, un travail mené en commun de sensibilisation à la difficulté d’une telle « période », et à la nécessité d’un temps adaptation.
Les temps d’accueils/ de séparations de l’enfant sont multiples.
On pense de manière privilégiée :
- À la période d’adaptation.
S’adapter, se conformer, se plier à.
Le temps d’adaptation est primordial tant pour l’enfant que pour ses parents. Il s’agit d’une période plus ou moins longue qui permet au parent et à son enfant, dans un premier temps, de découvrir et de s’approprier ensemble, un nouveau lieu d’accueil, les rituels (gestuelle particulière devant la faim, la fatigue…), Les habitudes de chacun (besoin d’un objet transitionnel d’une tétine…), Les autres enfants, voire les autres parents.
Dans un deuxième temps, il s’agit d’introduire la séparation petit à petit sur des périodes de plus en plus longues. Il est indispensable que cette période ne soit pas standardisée selon un protocole rigide mais au contraire individualisée, adaptée au rythme de l’enfant.
Un dispositif unique, crée jour après jour, pour cet enfant-là dans un cadre précis (un temps où le professionnel référent est disponible et un lieu approprié) et qui fait sens.
Ce dispositif qui peut apparaître contraignant pour les parents au premier abord, constitue un cadre sécurisant en leur assurant qu’on leur fait une place à eux et à leur bébé au sein de la collectivité, en leur consacrant du temps et du personnel. Un adulte référent est la proposition à l’enfant d’une relation privilégiée et continue, en l’absence de ses parents. C’est grâce à cette relation à créer et entretenir, que l’enfant va pouvoir s’ouvrir sur l’environnement de la crèche de façon harmonieuse.
C’est un moment privilégié où l’encadrement a un rôle important dans une relation individualisée avec l’enfant et ses parents afin de les aider à bien imaginer, parler puis vivre la séparation. L’encadrement établit de bonnes relations avec chacun des parents afin de connaître le contexte familial de l’enfant et de pouvoir s’adapter à ses besoins spécifiques.
Avant même d’introduire une séparation, il est bon d’imaginer
- Proposer à cette nouvelle famille de vivre un « accueil du matin » : que chacun puisse voir comment cette séparation est vécue par les « anciens »,
- Proposer d’assister également à des retrouvailles de fin de journée.
- De vivre tous ensemble de manière progressive: parents, professionnel et enfant, les moments « charnières » de la journée : repas, change, sieste.
- D’introduire la séparation, très progressivement.
-
L’idéal serait de ne pas avoir d’impératifs professionnels, et de pouvoir reconduire ces « petites » journées dans le temps, en cas de nécessité.
Pour que le lieu d’accueil puisse devenir porteur de sécurité, pour que l’enfant puisse « s’y retrouver », l’enfant a besoin de quelqu’un avec qui bâtir progressivement une relation fiable, c’est-à-dire une intimité affective suffisante pour qu’il se sente compris et satisfait dans la diversité de ses besoins.
Cela suppose :
# La prévisibilité de temps de soins individualisé ou en tout petit groupe, lorsque l’enfant grandissant maîtrise davantage le langage verbal dans un espace suffisamment protégé des intrusions
# La plus grande stabilité possible de l’adulte référent auprès de l’enfant, et en son absence, la prévisibilité précise des conditions dans lesquelles d’autres adultes familiers prendront le relais.
# Un réel intérêt de l’adulte pour l’enfant, un engagement, et un degré d’attention élevé aux détails qui personnalisent le soin et la relation, confirme à l’enfant son importance singulière aux yeux de l’adulte et favorise ainsi le plaisir d ‘être ensemble.
Faute d’un encrage relationnel, la présence des autres enfants ne peut être vécue que comme une entrave, un facteur d’interruptions multiples, une source de limitation et de frustrations difficiles à supporter.
- Les temps d’accueils du matin et du soir.
Lors de tout accueil, il est important que l’adulte soit lui-même, qu’il sache observer la situation et repérer les manifestations d’insécurité affective ou relationnelle de l’enfant accueilli.
L’observation des habitudes, rituels de l’enfant dans l’espace, par rapport aux jeux ou en fonction du groupe d’enfants présent, peut se révéler une aide pour rassurer et mettre à l’aise un tout petit.
Mais il existe de multiples autres temps d’accueil, « passé » sous silence, au cours d’une journée.
L’accueil au réveil d’une sieste, l’accueil au sein d’un groupe déjà constitué autour d’une activité, l’accueil pour être réconforté, l’accueil à table…
Les temps de ruptures en crèches sont nombreux, et violents. À chaque « cassures » de rythme dans la journée, de changements d’activités, d’entrés-sorties inoppinées d’adultes, l’enfant est confronté à de nouvelles séparations, vécues dans une dimension affective, d’espace de temps.
La journée en collectivité offre des moments, nombreux, où il s’agit de ré apprivoiser l’enfant, le rassurer, l’accueillir à nouveau, lui insuffler énergie et confiance, lui redonner une sécurité physique et affective.
Accueillir verbalement : verbaliser, choisir ses mots, être vigilant au ton
Accueillir et contenir physiquement : prendre dans les bras, ou sur les genoux, donner la main, un contact, un frôlement, une caresse sur la joue.
Accueillir dans un cadre, un espace gratifiant, agréable, sécurisant.
Offrir un accueil individualisé prolonger d’un moment à deux
Soutenir l’enfant du regard, ou d’un clin d’oeil
Reconnaître son individualité, son besoin de s’isoler, de montrer son chagrin, sa colère.
.
Une organisation minutieuse, une disponibilité entière, une analyse immédiate (qui demande la capacité de recul), sont nécessaires afin de satisfaire à tous ces moments d’accueil.
La sécurité affective est primordiale, et lors des premières semaines, il sera bon de prévoir les horaires de la référente en fonction de l’enfant « nouveau venu ».
Pour arriver à se séparer et à grandir, l’enfant à besoin de sécurité affective, c’est-à-dire de repères, de régularité et de confiance. Afin que l’enfant retrouve au sein de la crèche cette sécurité affective perdue, liée au départ des parents, les professionnel(le) s se doivent de lui offrir repères confiance, disponibilité, sensibilité et limites, essentiels permettant à l’enfant de se ressourcer et de se construire.
La relation de confiance, qui doit se mettre en place, nécessite une disponibilité de corps et d’esprit, et une grande sincérité de la part des professionnels.
Des travaux récents démontrent qu’il y a résonance entre l’insuffisance d’organisation des conditions d’accueil et les difficultés de structuration psychoaffective, de mentalisation et d’identification des enfants. Ils ont fait apparaître combien des enfants fragiles, dont la relation primaire avait été défectueuse et dont la « violence fondamentale » n’a pas été suffisamment contenue et « transformée », sont particulièrement perméables et réactifs vis-à-vis de cette violence institutionnelle : la désorganisation dans l’accueil.
Lorsque les professionnels suffisamment avertis et accompagnés dans la compréhension de ces processus et de leurs enjeux s’efforcent d’organiser le quotidien avec la précision requise pour assurer une réelle personnalisation des « soins », les relations s’avèrent plus paisibles.
Emportant avec lui le climat émotionnel des « bons » moments passés en tête à tête avec l’adulte, nourri et habité par la richesse de leurs échanges, l’enfant peut s’engager pleinement dans son activité, pour autant que l’attention des adultes s’attache aussi, grâce à une connaissance précise des intérêts de l’enfant, à mettre à sa disposition des objets choisis. L’enfant peut y exprimer et développer alors, ses capacités de jeu et de symbolisation, et aller à la rencontre des autres sans violence ni agressivité.
Dans un monde impatient et pressé, qui se valorise de la précocité, le temps du regard attentif doit être absolument préservé, afin qu’affectivement, les conditions permettent que la présence des autres enfants soit source de plaisir et d’échange et qu’ainsi, ces micro-sociétés que sont les lieux d’accueil peuvent être des creusets où se découvre et se cultive le bien vivre ensemble.
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[1] http://www.barbier-rdnom.fr/retourdusensible.htm
[2] Cours P. Filliot, Question sur l’éducation, licence en sciences humaines
[3] A.J. De CasperOf the human bonding : newborns prefer their mother’s voice, Sciences, 1980, 208, 1174-1176,
[4] J. De Ajuriaguera, Tonus corporel et relation avec autrui, la relaxation, Expansion, op. Cit, pp : 241-298
[5] Introduction à l’auto-empathie ; http://.voie-de-l-ecoute.com
[6] H. Gane, Au jardin maternel, séparations et retrouvailles, enfances et psy, Éd Éres, N°13-2001/1
Catherine Meyer-Heine/lefevre
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Bonjour,
Je dois avouer qu’à la lecture de votre article. J’ai eu l’impression d’ouvrir les yeux sur des choses paraissant évidentes dans le quotidien. Et pourtant…la sensibilité profonde s’est aussi appliquée à moi à la relecture en ouvrant “mes 5 sens”, et je dois dire que à ce moment là… la pluri :alité, sensibilité .. des acceuils m’a semblé une piste de reflexion dans l’organisation des temps différents d’une journée avec quelques populations que ce soit.
Bien sur l’enfant dans sa construction et sa structuration mais aussi à travers l’organisation des structures de la petite enfance, tout ceci illustre trés bien votre propos.
Mais pensez-vous que chacun dans sa pratique soit concerné par votre écrit et que par conséquent on puisse élargir votre reflexion ???
Ou bien, avez vous été tenté par une quadrilogie (à faire rougir GEORGES LUCAS et star wars) de votre écrit en fonction des 4 “âges de la vie” ???
Les temps d’acceuils en structure : aussi pluriels que les âges de la vie ?
L’administrateur
Voici une réponse de l’auteur reçu sur boite mail :
Merci pour votre lecture et votre commentaire.
Non, je n’avais pas envisagé de quadrilogie!
Il s’agissait dans cet article de travailler, aborder la notion de temps et de la pluralité de ces temps qui se juxtapose et s’ordonne,, entre priorité et et possible, dans nos vies, d’adultes-enfants en structure petite enfance.
Votre réflexion est pertinente et fort intéressante.
J’ai très envie, d’y réfléchir!
cordialement
Catherine Meyer-Heine/lefevre
Tres bel article !!
merci de le partager …
Je rejoins l’administrateur… Vivement la suite pour en faire un livre !!!!
A trés vite pour d’autres contributions
Steph
Merci à vous!
Je rejoins steph, je vous felicite !
Pourquoi n’editerions nous pas un livre des contributions relevées sur cette bibliotheque ???
Laurie